Le second fils de Louis XVI et Marie-Antoinette nait le 27 mars 1785 et lorsque son frère Louis-jJoseph-Xavier meurt, il devient Dauphin de France. Le 11 août 1792, les révolutionnaires enferment le jeune Prince à la prison du temple avec ses parents et en janvier 1793, son père est guillotiné.
Louis Charles est alors roi de France. Un roi certes, mais un roi déchu, emprisonné, ayant pour tous sujets les rats du cachot sombre de la tour du Temple, dans laquelle il vit auprès de sa mère.
Marie-Antoinette passe sous l'échafaud le 16 octobre 1793 et le sort de son fils ne sera guère plus enviable. On le fait passer entre les mains de geôliers plus ou moins compatissants et il survit dans une saleté repoussante. Son jeune corps frêle est recouvert de gale et une plaie importante au genou le fait terriblement souffrir. Personne ne lui vient en aide et le 8 juin 1795, l’enfant martyr est délivré de son calvaire par une tuberculose osseuse foudroyante qui l’emporte dans la mort.
Plusieurs hypothèses contradictoires vont perturber le cours de l’Histoire. Certains spécialistes font remonter la date de son décès à janvier 1794, d’autres avancent des anecdotes plus ou moins farfelues, comme celle qui raconte qu’un de ses gardiens, le sieur Simon, l’aurait délivré et remplacé par un autre enfant qui, lui, serait le mort du 8 juin 1795.
Quelques années plus tard, un horloger allemand du nom de Naundorf prétendra être l’enfant évadé de la prison du Temple ; encore aujourd’hui, ses arrières petits enfants affirment être les descendants du roi Louis XVI.
Toutes ses allégations sont le fait des péripéties rocambolesques vécues par la dépouille royale. Le 8 juin 1795, un chirurgien, du nom de Philippe-Jean Pelletan pratique l’autopsie et prélève secrètement le coeur de l’enfant avant que ses restes ne soient inhumés. Sa dépouille sera ensevelie dans le cimetière Sainte Marguerite avec d’autres victimes de la Révolution.
Ce Coeur disparaît, puis réapparaît en 1817 dans la Mairie du 5 ème arrondissement de Paris. Il s’évapore à nouveau et on le retrouve en Italie, dans la famille des Comtes de Chambord. Ces derniers détenteurs du coeur le rapatrieront en 1975 vers la crypte de la basilique Saint Denis, afin qu’il soit placé auprès des dépouilles de ses royaux ancêtres.
En 1999, Philippe Delorme, un historien journaliste, a l’idée de faire pratiquer des tests ADN pour authentifier définitivement ce coeur. Le globe de cristal contenant les supposés organes royaux , est sorti de la crypte, transporté dans un laboratoire parisien et il est ouvert pour effectuer de minuscules prélèvements en vue des analyses.
Ces tests ADN seront pratiqués par deux équipes indépendantes, celle du Professeur Cassiman de l’université de Louvain (Belgique) et celle du Docteur Brinkmann (Allemagne).
Les deux chercheurs disposent de traces ADN des cheveux de Marie-Antoinette pour comparer avec celles du coeur prélevé à Saint-Denis.
En 2000, les résultats définitifs sont publiés par les deux laboratoires : CES TESTS PROUVENT, AVEC 99,99% DE CHANCES QUE CE COEUR EST BIEN CELUI D’UN ENFANT DE MARIE-ANTOINETTE.
Mais un doute persiste : SERAIT-CE CELUI DE FRANCOIS XAVIER (l’ainé) OU BIEN CELUI DE CHARLES-LOUIS (le cadet) ?
Mystère...