Vaquejades au brésilLa course-poursuite se déroule sur une distance d'à peine cent mètres et l'homme se saisit de la queue de la vache.L'homme se saisit de la queue de la vache en se penchant à l'opposé. Son cheval connaît bien la manœuvre car il se penche également du même côtéLa "luva" (gant) est conçue à la manière d'un pommeau de selle.Les deux hommes entourent la vache. Un des deux cavalier s se saisit de la queue pour faire tomber l'animal.L'homme se saisit de la queue de la vache en se tenant au cou de son cheval.La traction est terrible, lorsque le cavalier va faire tomber l'animal.Ce vaquéro utilise deux "luvas".Un participant à la vaquéjade sur son quarter horse.Les vaquéros utilisent la plupart du temps des chevaux de race quarter horse.L'homme entoure la queue de la vache autour de la "luva".Vaquéro coiffé du "chapeu de coco" dont la forme arrondie est très particulière.
Au Brésil les vaquéros attrapent les bêtes d'une manière très différente des américains ou des gauchos argentins. Ici, on n'utilise pas le lasso ou les bolas, les hommes se saisissent de la queue de la vache pour faire tomber l'animal en le déséquilibrant.

Un travail d'équipe à deux cavaliers. Le premier guide la vache vers son compagnon qui doit saisir la queue de l'animal en plein galop et le faire chuter. Époustouflant d'assister à ces captures en fin de journée, au moment où les derniers rayons de soleil transpercent la poussière soulevée par les sabots. Le spectacle est à son apogée et se change en véritable exploit quand l'homme arrive à faire tomber la vache de plus de 300 kg à l'aide d'une seule main.
L'homme est couché sur son cheval, sa main libre entoure l'encolure à laquelle il s'accroche solidement. Leurs jambes tendues dans les étriers, il donne un coup d'éperon dans les flancs pour accélérer son galop. Dans son autre main recouverte de la "luva" il a enroulé la queue de la vache. Si sa main n'était pas protégée par ce gant de cuir surmonté d'un pommeau de selle, elle serait littéralement broyée au moment du choc. En un dixième de seconde, la vache est dépassée par son arrière-train et va mordre la poussière après une culbute spectaculaire.
Ce travail quotidien dans les fazendas du Nord-Est du brésil, au moment des marquages ou des inspections sanitaires, fait également partie du folklore brésilien. Entre décembre et mars, les grandes régions d'élevage organisent des vaquéjades. Ces rodéos, dignes des tournois chevaleresques Moyenâgeux, voient s'affronter hommes et bêtes, dans l'espoir de conquérir le titre de "champion des champions".
La plus fameuse de ces compétitions se déroule à Palmarès, une petite bourgade de l'intérieur du Pernambouc, à quelques kilomètres de Recife. Les prix décernés aux vainqueurs sont fabuleux et attirent les meilleurs cavaliers des états voisins de Sergipe, Bahia, Alagoas et Ceara.
Le favori aujourd'hui s'appelle Gilberto. A trente-deux ans, ce vaquéro peu ordinaire a remporté une grande quantité de trophées et prix dans des vaquéjades. Pourtant, cet homme est très éloigné de l'image classique que l'on se fait du cow-boy traditionnel. Il exerce l'honorable activité d'avocat à Macéio (état du Sergipe), mais la conduite des chevaux reste son passe-temps favori.
Il illustre parfaitement ce paradoxe; les vaquéjades ne sont pas faites pour les vaquéros. En effet, se payer une inscription coûtant 65 00 cruzados, alors qu'on n'en gagne que 50 000 par mois, devient impossible.
Ils ne peuvent évidemment pas non plus réunir les deux à trois millions que représentent l'achat d'un bon cheval et tout l'équipement pour la compétition. Moralité : les seuls qui pourraient avoir un besoin vital des millions offerts au gagnant, ne pourront jamais se mettre sur la liste des concurrents.