Du Raz de Sein, en passant par Brest jusqu’à Carnac

Et de Sein à Carnac

Au bout du vieux port de Douarnenez se trouve le petit restaurant du «  Bigorneau Amoureux », vous y dégusterez de merveilleuses langoustines sur lit de pommes de terre en regardant les bateaux des pêcheurs rentrer au bercail.
Par beau temps, de Penmarch on aperçoit l’île de Sein qui se découpe sur l’horizon. Pour se rendre dans ce caillou perdu à quelques miles du continent, il faut emprunter la navette maritime qui passe par le Raz de Sein. Cet endroit est le lieu préféré des bars. Les vagues déferlent dans tous les sens et les poissons s’y oxygènent abondamment ; ce qui explique la présence de quelques pêcheurs professionnels. La plupart du temps, seuls à bord, ils doivent prendre garde à la vague traitresse tout en surveillant les lignes pour ne pas rater les prises du jour. Tout se passe sous la protection du célèbre phare de la Vieille qui veille au grain… Ce protecteur des marins en aura sauvé plus d’un au cours des siècles. Lorsqu’un bateau s’approche trop près d’un récif, il les avertit par un clignotement de sa lumière intermittente.
De la Pointe du Van à Pouldreuzic, en passant par le sentier des douaniers vers la plage de Penhors, c’est ici que l’on a la chance de pouvoir admirer les plus beaux des couchers de soleil de Bretagne.
Quimper, la préfecture du Finistère et capitale de la Cornouaille, accueille chaleureusement ses visiteurs depuis les remparts qui, à une époque lointaine, devaient servir à repousser les envahisseurs. Aujourd’hui, plus paisiblement et avec ferveur, la ville ouvre en grand ses portes aux visiteurs qui veulent aller à la découverte de l’histoire Bretonne. C’est au son des bagads (orchestre de cornemuses, bombardes et autres bag-pipe), que la ville s’exprime lorsque la fête des Cornouailles bat son plein.
Pour les amateurs d’art religieux, le calvaire de Notre-Dame-de-Tronoën à Saint-Jean Trolinon mérite le détour. Dans la foulée, pour revenir sur terre d’une manière plus laïque, les sportifs empruntent le sentier des douaniers pour aller à la rencontre de Saint-Marine, celle que l’on pourrait surnommer, la Venise Bretonne pour sa situation, les pieds dans l’eau, en face du Guilivinec, le port spécialisé dans la langoustine.
En se dirigeant plus à l’Est, vers l’anse Rospico et Port Manech au bord de l’Aven, le calvaire de l’église de Nizon est lui aussi un beau témoignage de la croyance religieuse bretonne.
A la Pointe de Trévignon, les amateurs de bronzette et de coin tranquille trouveront leur bonheur sur la plage de Raguenez, et pour ceux qui voudraient revenir à la maison avec quelques spécimens de poissons frais, il leur suffira de se rendre au port et d’attendre la bonne heure de marée, pour les acheter en direct au retour des pêcheurs locaux.
Une petite incursion dans les terres vous fera découvrir la charmante ville du Faouët et sa halle médiévale, ainsi que la très belle chapelle Sainte Barbe. En repartant, une halte à la chapelle Saint-Fiacre s’impose, pour y admirer son magnifique plafond en forme de coque de bateau retourné.
Les amateurs de flore locale passeront ensuite à Taupon, où s’épanouissent les magnifiques hortensias multicolore des Jardins du Haut-Bois, avant de repartir sur Carnac et Erdeven à la rencontre des alignements de menhirs. De la Presqu’île de Gâvres à Port Louis, en passant par Sarzeau et la citadelle de Vannes, voici une fin en apothéose pour ce joli voyage au Sud de la Bretagne.

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