Saintes

La Saintonge, une terre romane.

Le monument, sans nul doute, le plus ancien de Saintes est l’Arc de Germanicus. Il a été érigé en l’an 18 ou 19 en l’honneur de l’empereur Tibère, par son fils Drusus et son neveu et fils adoptif Germanicus.
Du haut du clocher de la Cathédrale Saint-Pierre, on peut apercevoir l’arc de Germanicus, et la statue de Bernard Palissy. Le grand maître et ingénieur céramiste avait son atelier non loin d’ici. Le panorama révèle aussi la Charente et une vue sur la Cathédrale Saint-Pierre. L’Abbaye aux Dames, offre également un excellent poste d’observation, du haut de son clocher en « écailles de poisson ». Dans l’abbaye, un grand escalier dessert les étages, dont le couloir annulaire, avec doubleaux en anse de panier. L’église Saint-Eutrope possède, avec la cathédrale de Chartres, une des plus belles et des plus vastes cryptes de l’art religieux en France.
L’église romane de Marignac, est remarquable pour son plafond peint et une frise sculptée à l’intérieur et tout autour. Sur le pourtour extérieur plusieurs modillons représentent des personnages aux fasciés grotesques. L’ église Saint-Martin de Saint-Eugène, surgit en plein milieu des vignes. Du haut de son clocher on peut contempler toute la vallée.
A Moings, encore une église dédiée à Saint-Martin. Elle offre un intérêt particulier par ses passages berrichons. Ce sont des ouvertures latérales dans le mur diaphragme séparant la nef du chœur. Les murs sont ornés de Litres et de blasons riches en couleurs et certains endroits sont recouverts de glyphes et graffitis très anciens.
A Chadenac. Une autre église romane Saint-Martin qui vaut le détour. Un jardin archéologique mérovingien et un presbytère agrémenté d’une loggia très italianisante. Le portail et son archivolte composée de 7 voussures sculptées représentant le Bien et le Mal.
L’église romane Notre-Dame à Avy, possède elle aussi une grande quantité de modillons représentant des têtes grimaçantes d’humains et d’animaux. La façade, avec son portail orné de sculptures en voussure, représente les vieillards de l’Apocalypse et on y découvre un musicien jouant du naï (ou de l’oie). La partie inférieure de cet instrument ayant la forme du ventre de l’oie , ce qui lui a donné ce surnom.
Un donjon, qui fait plus de 30 m de haut et l’hôpital des pèlerins, sont les deux monuments à voir à Pons. Le passage vouté de l’hôpital est intéressant pour son décor de têtes grimaçantes sur les colonnes et les portails intérieurs, ainsi que pour les graffitis exécutés par des pèlerins. Ils représentent pour la plupart, des fers à cheval et des croix d’enfeu. On trouve également déposées en souvenir par les pèlerins, lees traditionnelles coquilles Saint-Jacques rappelant le saint. Un monument en mémoire aux pèlerins, a été érigé récemment près de l’église romane Saint-Vivien.

 

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