La Bretagne-Nord, de Brest au Mont saint-Michel

Et de Dinard à Dinan

Toute la côte Nord de la Bretagne nous offre de superbes paysages. L’île d’Ouessant est le point le plus à l’Ouest du continent européen. Pour y aller, on part du port du Conquet et il faut compter une ou deux heures de mer pour l’atteindre, mais le voyage en vaut la peine.
Face à la presqu’île du Crozon, les fantômes de vieux navires de guerre coulent de paisibles jours sur les flots tranquilles de l’Aulne près du village de Landevennec. A quelques kilomètres de Brest, Landerneau possède une église richement décorée. Dédiée à Thomas de Canterbury, rappel que l’Angleterre a souvent séjourné ici, son plafond en bois est entièrement recouvert de fresques peintes. En remontant vers le Nord, nous allons à la rencontre des abers, cette région est le pays des goémonniers. Ici, les pêcheurs se partagent entre la moisson des algues en pleine mer et de retour sur terre avec les cultures maraîchères.
Après les plages de Santec, on découvre Roscoff et son jardin exotique. Celui-ci présente une grande variété de plantes tropicales ; comme dans toute la Bretagne, l’environnement est adapté aux espèces des pays chaud qui s’y acclimatent parfaitement.
Trégastel et les roches rouges de l’île Renote n’ont rien à envier aux paysages rutilants de Ploumanach.
De Perros-Guirrec on prend un bateau pour les Sept Îles. C’est sur l’Île Rouzic que l’on pourra admirer, à distance respectable pour ne pas la déranger, la plus grande colonie de fous de Bassan d’Europe. Par milliers, les familles de cet immense oiseau de mer ont choisi de venir pondre et élever leur petits sur ce minuscule îlot.
Plougrescant n’est plus une inconnue, depuis que des affiches gigantesque vantant la beauté de la Bretagne sont venus en parler sur les murs du métro. Dans le quartier du Gouffre, sa maison entre les rochers donne l’impression d’émerger des eaux et flotter tel un navire en perdition.
De Paimpol ou de Saint-Brieuc, il faut aller passer une journée sur l’île de Bréhat. Ici, comme dans toute la Bretagne, les plantes tropicale s’offrent aux regards et non pas de voiture mais à pied, on fera le tour de l’île pour profiter de ses paysages exceptionnels qui en font une des îles préférées des français.
Ensuite, sur les hauteurs de Trebeurden, on ira admirer un des plus beaux couchers de soleil de la région. Les derniers rayons de l’astre s’éteignent doucement dans l’horizon et viennent friser la crête des vagues dans le port.
Après le port d’Erquy et sa superbe plage de Sables-d’Or-les-Pins on ne peut laisser de côté les falaises du Cap Fréhel et le Fort Lalatte. La dune se couvre d’un tapis de bruyère que l’on admire depuis le chemin de ronde de la Malouine.
Les stations balnéaires de Saint-Lunaire et Dinart offrent une multitude de plages, mais celle que je préfère c’est celle du Prieuré car elle donne une des plus belle vues sur la citadelle de Saint-Malo.
La capitale des corsaires s’est recroquevillée entre ses remparts austères, mais elle donne toute sa splendeur depuis la plage du Sillon. Lors des grandes marées, les vagues déferlent et explosent au pied des maisons dans un spectacle ébouriffant. En allant vers l’Est, on ira visiter les roches sculptées de Rotheneuf. L’abbé Mouret a passé une grande partie de sa vie à taillader et former les rochers surplombant la mer pour ornementer les lieux de figures religieuses et parfois sataniques.

Pour avoir une meilleure impression des paysages de la Rance, il est impératif de s’y balader en bateau. Une mini-croisière vous amène de Dinart à Dinan en à peine deux heures et au cours de cette balade fluviale vous rencontrerez des sites remarquables. Dès que l’on quitte Dinart, le bateau emprunte l’écluse du barrage de la Rance, une des rares centrale électrique qui puise son énergie dans la force des marées. De belles demeures surplombent le village de La Richardais, on continue sur le petit port du Minhic et sa plage tranquille ou les enfants peuvent se baigner en toute sécurité puis, de l’autre côté du fleuve, on découvre le cimetière à bateaux de « La Passagère » avec ses images fantasmagoriques d’épaves sur les eaux calmes, encore plus impressionnant à la tombée de la nuit. Ensuite, le village de Saint-Suliac nous présente ses maisons enveloppées de vieux filets. Elles rappellent qu’ici, des pêcheurs avaient une activité halieutique importante. Aujourd’hui, le village s’est endormi sur son passé mais il est très apprécié des visiteurs qui l’ont élu « Plus beau village des français ».
Arrivé à la Vicomté-sur-Rance, on trouvera un des derniers moulins à marée en fonction et quelques carrelets. Ces cabanes surplombant le fleuve sont « armées » de filets de forme carrée, avec lesquels les pêcheurs locaux capturent crevettes, anguilles, ou soles, dans les jours les plus favorables.
Enfin, au détour d’un méandre du canal d’Ille et Rance, nous découvrons Dinan. Cette antique cité date du XIV ème siècle et bon nombre de ses façades en témoignent. Les murs des maisons en torchis sont soutenus par des poutres de plus de 400 ans et on les trouve principalement dans la rue du Jersual, une artères qui donne l’impression de grimper sans fin pour atteindre le haut du village.
La dernière étape de ce Nord de la Bretagne se termine dans le département de la Manche, avec l’incontournable Mont-Saint-Michel. Partagé entre la Normandie et la Bretagne (cette situation géographique fait l’objet de sempiternelles disputes entre les habitants des deux régions) le lieu saint reçoit des centaine de milliers de visiteurs venus du monde entier. Il faut pas mal de courage pour accéder au parvis de la cathédrale, mais le jeu en vaut la chandelle car, arrivé au sommet, la vue à 360° est époustouflante. La marée monte à une vitesse fulgurante nous faisant découvrir des formes en perpétuel changement, au grés du recouvrement des bancs de sables qui, peu à peu, isolent le Mont-Saint-Michel du continent…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *